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Environnement-Patrimoine  Biodiversité  L'espèce du mois

Nous vous proposons ici, tous les mois, un regard particulier sur une espèce animale ou végétale des Mauges. N’hésitez pas à revenir régulièrement découvrir une nouvelle espèce !

Les « Hérons blancs » des Mauges

Carte d’identité du Héron Garde-bœufs

Nom français : Héron Garde-bœufs
Nom latin : Bubulcus ibis
Taille : jusqu’à 55 cm de haut pour un peu moins d’un mètre d’envergure
Longévité : 15 ans environ

Trois espèces d’échassiers blancs fréquentent les Mauges dès la fin de l’automne. Comment les reconnaître ?

Dans les Mauges, de septembre à mai, il arrive que l’on aperçoive dans un champ, au milieu d’un troupeau de vaches, un « héron blanc ». La même observation se produit parfois en bord de Loire ou lors d’une balade autour d’un étang. Le Héron cendré, de plus en plus commun, n’est donc pas le seul grand échassier à vivre dans notre région…
Heron_gardeboeuf.jpg
Ainsi, depuis la fin des années 1990, le Héron Garde-bœufs (Bubulcus ibis) est de plus en plus présent dans les Mauges. Ce petit héron blanc, à l’air bossu lorsqu’il est perché (son cou est souvent rentré dans les épaules), affectionne particulièrement la proximité du bétail. En broutant, les bovins favorisent la capture d’insectes et de petits animaux (grenouilles…) dont il se nourrit.

Son court bec jaune et ses pattes verdâtres le distinguent également des autres échassiers. Observé sur plus de 25 communes des Mauges depuis 2000, le Héron Garde-bœufs est présent parfois en groupes importants (10 au Longeron en 2001, 8 au Puiset-Doré en 2005, 22 au Mesnil-en-Vallée en 2007…et 194 à Gesté en 2008 !).


La Grande aigrette (Egretta alba) est un autre hôte blanc et majestueux des Mauges. Légèrement plus grande que le Héron cendré, son plumage est entièrement blanc et elle ne possède pas de huppe sur la tête. Son long bec jaune et ses pattes noires sont caractéristiques.

De mœurs moins grégaires que le Héron Garde-bœufs, elle se rencontre que très occasionnellement à plus de 2 ou 3 individus rassemblés. C’est une espèce rare dans les Mauges qui a, en l’état actuel des connaissances, été signalée sur 12 communes du territoire. Cette année, des individus isolés ont été observés sur les grands plans d’eau de Cholet, sur l’étang du Pavillon au Longeron ou en bord de Loire. Comme les autres hérons, son régime alimentaire est principalement composé de poissons, d’insectes aquatiques, d’amphibiens et de reptiles.

Cette espèce, aujourd’hui toujours menacée, fut proche de l’extinction au début du 20ème siècle. La principale cause fut la chasse qui les touchait afin de collecter leurs longues plumes nuptiales destinées à orner le chapeau des dames.
Aigrette_garzette.jpg
L’Aigrette garzette (Egretta garzetta) est le troisième « héron blanc » de notre région. Il s’agit de loin de l’espèce la plus courante et elle est aussi la plus petite. Son bec totalement noir et ses pattes noires aux doigts jaunes permettent de ne pas la confondre avec la Grande aigrette ou le Héron Garde-bœufs. L’Aigrette garzette est rarement observée seule. Les plus grands rassemblements comptés dans les Mauges font état de 26 individus en 2001 à Saint-Florent le Vieil, plus de 23 au Mesnil-en-Vallée en 2007… Ainsi, la vallée de la Loire est le lieu privilégié pour l’observer.


Si vous avez des interrogations sur la faune et la flore des Mauges ou des observations à nous transmettre, notamment sur ces trois « hérons blancs » n’hésitez pas à nous contacter
(CPIE Loire et Mauges : 02.41.71.77.30. ou o-durand@paysdesmauges.fr).
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Le Héron dans « le Parler des Mauges » :

Ni les aigrettes, ni le Héron Garde-bœufs ne possèdent de noms locaux particuliers. Seul le Héron cendré, le plus commun des hérons des Mauges, est dénommé sous le terme de « haron », toutes ses autres appellations locales sont proches phonétiquement « egron », « égron », « haron », « hegron » (du francique « haigro » qui a donné au XIIe siècle « hairon »).
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