
L’urbanisation modifie profondément les territoires et nous conduit à perturber le cycle naturel de l’eau.
L’imperméabilisation des sols (toitures, voirie, parking…) réduit l’infiltration de l’eau dans le sol et augmente ainsi le volume des eaux de ruissellement qui fait grossir nos rivières.
Les conséquences sont multiples : érosion des berges, crues plus brutales, …
L’enjeu est aussi qualitatif :
- les eaux de ruissellement sont chargées de divers polluants tels que les métaux lourds, les hydrocarbures, …
- le mauvais fonctionnement des réseaux peut poser problème et entraîner le dysfonctionnement des stations d’épuration.
La loi sur l’eau précise la nécessité de maîtriser quantitativement et qualitativement les rejets d’eaux pluviales et aujourd’hui, dans les opérations d’aménagement, les coûts des infrastructures liées à l’eau pèsent lourdement dans le bilan final de l’opération.
Les techniques alternatives d’aménagement apparaissent comme des solutions très performantes pour mieux maîtriser les eaux pluviales et les pollutions qui leur sont liées et améliorer les économies générales des systèmes d’assainissement.

Le choix des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales
La mise en place de ces techniques suppose un diagnostic pluvial du site et la prise en compte des caractéristiques environnementales (topographie, nature des sols) et une conception spécifique du projet, compatible avec le profil naturel du territoire.
Parmi ces techniques, peuvent être citées :
- les chaussées à structure-réservoir stockent temporairement la pluie dans le corps de la chaussée.
- Les puits évacuent les eaux de ruissellement directement dans le sol
- Les noues, aménagements paysagers permettent de recueillir les eaux de ruissellement.
- Les bassins secs et en eau sont les solutions les plus utilisées actuellement.
- Les tranchées d’infiltration, constituées de matériaux drainants permettent le stockage et l’infiltration des eaux de ruissellement, par exemple d’une voirie.
- Les toits stockants constituent une réserve temporaire de quelques centimètres d’eau de pluie.
- Les toitures vertes, sur lesquelles sont installées des plantes (plantes grasses, plantes des landes, des prés, herbe) afin de retenir l’eau de pluie offrent aussi une isolation supplémentaire et un avantage visuel.
- La perméabilisation des parkings et cheminements permet de limiter et maîtriser les débits et volumes rejetés dans le réseau. Plusieurs techniques sont possibles : mise en place de revêtements tels que les enrobés ou les bétons drainants, utilisation de dalles en bétons ou de pavés en ciment avec joints perméables, de dalles en pierres poreuses ou encore de dalles vertes ou dalles à gazon…
Le « guide méthodologique pour la prise en compte des eaux pluviales dans les projets d’aménagement » édité par la mission inter-services de l’eau de Maine et Loire est téléchargeable sur le site de la DREAL:
http://www.pays-de-loire.ecologie.gouv.fr/article.php3?id_article=196
L’ADEME peut aussi guider chacun dans le cadre des démarches globales afin d’intégrer les enjeux de l’eau et de l’énergie dès la conception des projets. www.ademe.fr/paysdelaloire/ (rubrique Environnement démarches globales)