L’agriculture est concernée au moins à deux niveaux par les questions d’efficacité énergétique et d’effet de serre :
- Tout d’abord, comme toute activité économique, par la consommation d’énergie et les émissions de CO2 . Sur ce point, l’exploitation peut être également un puits de carbone par le bocage qu’il favorise. Un réseau local d’échange carbone permettant aux collectivités, PME et PMI du territoire de financer la réhabilitation du bocage au regard de leurs émissions est en cours de réflexion. Pour plus d’information contactez Pascaline PIN
- Ensuite par la production d’énergie, alternative à la production alimentaire.

Banc d’essai tracteur :
Après passage au banc d’essai et réglage, un tracteur de 90 chevaux peut économiser en moyenne 1000 litres de fuel par an pour 650 heures de fonctionnement, soit la non émission de 2,5 tonnes de CO2 et un gain d’environ 500 € chaque année ! téléchargez la fiche technique
L’équilibre du bilan azote :
L’azote minéral représente le premier poste d’émission de gaz à effet de serre en agriculture. A l’échelle nationale, le potentiel de réduction des apports azotés minéraux est estimé à 40% des apports actuels. Cela représente pour les Mauges une économie possible de 28 unités d’azote par ha, soit la non émission de 392 Kg équivalents CO2 par an par ha et un gain net de 15 € par ha. L’arrondissement de Cholet représente une surface agricole utile de 130 000 ha…téléchargez la fiche technique
Bilan énergétique et gaz à effet de serre :
Connaître le bilan énergétique de son exploitation permet d’identifier les postes où une marge de progrès importante est possible. Une meilleure rentabilité énergétique de ses pratiques va de pair avec rentabilité économique et respect de l’environnement. L’outil utilisé est le diagnostic PLANET’GES suivi par SOLAGRO ( www.solagro.org rubrique « références agro-environnemental ») à l’échelle nationale.
La réalisation des diagnostics est assurée par le CRDAM et le CIVAM AD 49.
Pour plus d'informations, vous pouvez contacter Sébastien BORDEREAU, animateur en développement local au CRDA des Mauges ou Mathieu GUIHOT, animateur au CIVAM 49.
Cultures énergétiques :
L’opportunité de développer des cultures énergétiques doit répondre à trois critères qu’il importe de mesurer :
- la rentabilité économique par le calcul du prix de revient et l’identification d’un débouché,
- la pertinence environnementale (l’objectif étant une alternative aux combustibles fossiles), mesurée par le type de conduite de la culture (utilisation de phytosanitaires, irrigation…) et le rendement environnemental de cette dernière (Quelle énergie faut-il mobiliser pour produire 1 unité de puissance ?),
- la cohérence territoriale vis-à-vis de la surface agricole utile disponible pour réaliser ce type de culture (Quelle place pour les cultures énergétiques/cultures alimentaires ?).
Pour participer au groupe de travail « agriculture, énergie et effet de serre », vous pouvez contacter Pascaline PIN .